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CARRÉ DE 4

Carré de 4 est une création théâtrale qui réemploie, en les détournant, les figures et les couleurs d’un jeu de carte traditionnel. Ainsi, nous découvrons l’amie de pique, l’amant de coeur, la mère de carreau et l’enfant de trèfle ; tous.tes nommés.ées en fonction du lien qu’iels entretiennent avec le personnage central de la croupière. Chaque personnage entame une échange avec la croupière en utilisant un objet qui sert autant d’appui à la discussion qu’il ne définit la relation. La croupière, elle, a pour tâche de "distribuer la parole", c’est dire, interagir avec chacune des figures présentes. Ces quatre figures incarnent les archétypes relationnels qui régissent les schémas affectifs d’une vie intime consensuelle. La volonté première, via cette création, est de parodier et mettre en crise les automatismes qui façonnent et balisent nos vies privées et par extension, nos existences.

Titre : Carré de 4
Durée : 40 min
Date : 2023 - 2024
Genre :
 création théâtrale

Écrit, mis en scène et scénographié par 
Adrian André
Lumière : Noemi Scantamburlo
Costumes : Dolça Mayol
Avec Emmanuelle Apaire, Zoé Guillemaud,
Dorian Liénard, Alba Porte et Jérôme Steignier

Flyers qui présentent les différentes figures sous forme de cartes de jeu

1ere création à Le Lac :

Le code couleur et l’esthétique de la scénographie ont été inspiré des tables de jeux (poker) et des jetons de casino. Le plateau en feutrine est d’abord divisable en 4 carrés correspondant chacun à une couleur (de jeu). Ces carrés délimitent les espaces dans lesquels évoluent les personnages. Chaque espace possède sa propre lumière sous la forme d’une lampe suspendue avec un abat-jour «teinté» selon les caractéristiques du personnage. Une dernière est orientée sur le centre du plateau pour éclairer la croupière. Ensuite chaque carré est de nouveau divisé en 4 carrés. La délimitation a été pensée pour mettre l’accent sur l’espace central.

2eme création à la Project(ion)-Room :

Le plateau a été repensé et simplifié. Il s’agit maintenant d’une grille où les figures, comme sur un damier de jeu d’échec ou de dame, se déplacent sur tout l’espace selon des mécaniques de déplacement qui leur sont propres. Les figures ne sont plus confinées aux quatre coins de l’espace mais se déplacent ensemble sur l’intégralité du plateau. Ce dernier est maintenant évolutif. Nous nous situons toujours dans un espace abstrait mais un espace abstrait qui correspond ou matérialise l’espace mental du personnage principal de la croupière. Au fil du temps et de la pièce, le plateau, et donc l’espace mental de la croupière, se fragmente pour se réduire à un plateau en forme de croix où se joue la scène finale. L’idée est de partir d’un espace maîtrisé et ordonné, où les relations de la croupière sont encadrées et gérées par elle-même, pour aboutir à un état où toutes ses relations lui échappent, l’envahissent et se parasitent mutuellement. À chaque fois qu’une partie de la scégraphie se fragmente, elle devient impraticable. De même, les mécaniques des figures qui étaient bien définies au départ finiront par être de plus en plus anarchiques.

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